France-Le groupe Nérios retire son offre de reprise de Quézac

mardi 10 mai 2016 14h37
 

TOULOUSE, 10 mai (Reuters) - Le groupe toulousain Nérios, propriétaire des eaux de Mont Roucous et candidat au rachat de la source Quézac et de son unité d'embouteillage en Lozère, a retiré son offre de reprise, a-t-on appris mardi auprès de la CGT.

Nérios était entré en négociation exclusive en mars avec Nestlé Waters qui cherche depuis plus d'un an à revendre sa source lozérienne.

Avant le groupe Nérios, le géant suisse qui détient aussi les marques Perrier, San Pellegrino et Vittel, avait mené des négociations exclusives avec Eric Besson, propriétaire des Sources du Pestrin auxquelles il avait mis fin en mai 2015.

L'annonce du retrait du groupe Nérios a été faite mardi lors d'un comité d'entreprise extraordinaire au siège des eaux de Quézac, à Ispagnac, en Lozère, par son président Jean-Claude Lacaze, a précisé à Reuters Pascal Frazzoni, délégué syndical CGT chez Quézac.

L'offre de Nérios prévoyait une augmentation des cadences de production de 19.000 à 27.000 bouteilles/heure, financé par un investissement de 300.000 euros dans l'outil industriel mais n'envisageait la reprise que de 30 salariés sur 53.

"Le repreneur voulait aussi baisser les salaires de 40% et ne prenait pas en compte l'ancienneté. Pour les salariés, dont certains travaillent sur le site depuis plus de vingt ans, ce projet était inacceptable", explique l'élu CGT.

Fin avril, un rapport d'expertise du cabinet Apex, mandaté par les syndicats, avait conclu que le projet ne semblait "pas réalisable" du point de vue industriel "au regard de l'effort d'investissement" du candidat à la reprise de Quézac.

Le cabinet avait fait part de ses "incertitudes sur la capacité de Quézac (au nouveau périmètre) à assurer son activité et son développement".

"Le groupe Nérios a formulé sa volonté de se retirer du projet de reprise de Quézac face aux hostilités répétées des instances représentatives du personnel", a confirmé à Reuters un porte-parole de Nestlé Waters France.   Suite...