Morgan Stanley passe à l'achat sur les banques grecques

mercredi 4 mai 2016 19h35
 

LONDRES, 4 mai (Reuters) - Morgan Stanley est passée mardi à l'achat sur les banques grecques, convaincue qu'un accord entre la Grèce et ses créanciers, qui permettrait de débloquer une nouvelle tranche de crédit dans le cadre du plan de sauvetage accordé à Athènes, est possible.

La banque a relevé sa recommandation à "surpondérer" sur le secteur et relevé ses objectifs de cours sur les quatre grandes banques grecques, estimant qu'elles pourraient gagner 90% en Bourse si Athènes parvient à s'entendre avec l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Les discussions portent sur les réformes réclamées à la Grèce par ses bailleurs de fonds en échange de nouveaux prêts, dont Athènes a besoin pour rembourser environ cinq milliards d'euros de dette arrivant à échéance d'ici la mi-juillet.

Si les progrès réalisés par le pays sont jugés suffisants par ses créanciers, les obligations grecques pourraient devenir éligibles au plan de rachat d'actifs de la BCE, les contrôles des capitaux pourraient être levés et la croissance pourrait reprendre, estime Morgan Stanley dans une note de recherche.

"Ce ne sera pas facile et ce sera sûrement loin d'être un parcours sans heurts", écrivent les analystes de la banque, qui voient néanmoins un accord sur les réformes mises en place comme étant l'issue la plus probable des négociations en cours.

Parmi les quatre grandes banques grecques, trois ont terminé en forte hausse mercredi: National Bank (+4,23%), Eurobank (+3,78%) et Alpha Bank (+3,14%), tandis que la Banque du Pirée est inchangée. L'indice sectoriel des bancaires s'est adjugé 3,01%.

La Bourse d'Athènes a profité de ce mouvement pour terminer en progression de 1,1% contre la tendance en Europe.

Un accord entre Athènes et ses créanciers lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui doit se tenir le 9 mai est toutefois peu probable, a-t-on appris lundi de deux sources proches des négociations. (Vikram Subhedar et Olympia Evangelu, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey)