Sanofi fait valoir sa "forte complémentarité" avec Medivation

mercredi 4 mai 2016 18h52
 

PARIS, 4 mai (Reuters) - Sanofi a confirmé mercredi à l'occasion de son assemblée générale sa "forte complémentarité stratégique" avec Medivation, la biotech américaine sur laquelle il a lancé une offre hostile de 9,3 milliards de dollars (8,2 milliards d'euros) et qui pourrait aussi intéresser l'américain Pfizer.

Des sources proches du dossier ont indiqué à Reuters que Pfizer s'était rapproché de Medivation afin d'exprimer son intérêt pour le spécialiste du traitement des cancers. .

En présentant vendredi dernier ses résultats du premier trimestre, Sanofi s'était dit confiant dans sa capacité à obtenir le soutien des actionnaires de Medivation, malgré l'opposition unanime du conseil d'administration de la biotech californienne.

L'oncologie "est une aire thérapeutique prioritaire maintenant chez Sanofi (...) et pour (y) revenir il faut prendre le train de l'immuno-oncologie", a déclaré à ses actionnaires Olivier Brandicourt, le directeur général de Sanofi.

"Nous avons une forte complémentarité avec cette société spécialiste du cancer de la prostate", a-t-il poursuivi.

Olivier Brandicourt a expliqué que la complémentarité de Sanofi avec Medivation "vient du fait qu'ils sont très impliqués dans le cancer de la prostate mais à un stade en amont de celui où nous sommes avec Jevtana et Taxotere".

"Il y a une logique tout à fait stratégique pour considérer l'achat de Medivation. (...) Nous irons jusqu'au point où nous créerons de la valeur", a-t-il ajouté.

De leur côté, les actionnaires du groupe ont sanctionné la rémunération versée en 2015 à Olivier Brandicourt, en votant à moins de 65% (63,26%) la résolution la concernant quand les autres ont été adoptées à plus de 95%.

La rémunération du PDG de Renault Carlos Ghosn a elle aussi été sanctionné par ses actionnaires. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a demandé au PDG de prendre ses responsabilité pour sa rémunération 2016 et a menacé de légiférer sur ce sujet s'il n'était pas entendu. (Noëlle Mennella, édité par Matthieu Protard)