Halliburton et Baker Hughes vont renoncer à leur projet de fusion-sce

lundi 2 mai 2016 01h34
 

2 mai (Reuters) - Halliburton et Baker Hughes devraient annoncer lundi qu'ils renoncent à leur projet de fusion, à la suite de l'opposition des autorités de régulation américaines et européennes au rapprochement entre les numéros deux et trois mondiaux des services pétroliers, a dit une source proche du dossier.

Début avril, le département américain de la Justice avait dit avoir engagé une procédure visant à empêcher le rachat de Baker Hughes par Halliburton au motif que cette transaction nuirait à la concurrence dans le secteur.

Les deux entreprises s'étaient fixé le 30 avril comme date butoir pour obtenir le feu vert des autorités de la concurrence à ce projet de rachat en numéraire et en actions, une opération valorisée à 34,6 milliards de dollars (30,2 milliards d'euros) au moment de son annonce en novembre 2014 et qui représente aujourd'hui 28 milliards.

Halliburton et Baker Hughes n'ont pas prolongé l'échéance, a souligné la source.

Baker Hughes devrait recevoir une indemnisation de 3,5 milliards de la part d'Halliburton, conformément à ce qui était prévu par l'accord entre les deux parties en cas de veto des autorités de la concurrence, a ajouté la source.

La Commission européeenne, qui avait repris vers la mi-avril son examen du projet de fusion, avait, fin mars, également exprimé des réserves à son sujet, exprimant son impact sur la concurrence et l'innovation.

En plus de la réticence des autorités de régulation, Halliburton devrait également évoquer lundi le bas niveau des cours du pétrole comme motif de rupture de l'accord de fusion.

Si le cours du brut léger américain est en hausse de 23% depuis le début de l'année, il était tombé en février à un creux de plus de 12 ans après avoir reculé de 30,5% sur l'ensemble de 2015 et de 45,9% en 2014.

Halliburton et Baker Hughes ont refusé de commenter l'information.

Dans ce contexte de marasme des cours de l'or noir, Halliburton a annoncé il y a deux semaines avoir supprimé plus de 6.000 emplois durant le premier trimestre.

La semaine dernière, Baker Hughes a fait état d'une perte plus marquée que prévu sur les trois premiers mois de l'année, ajoutant anticiper au mieux une stabilisation du nombre de puits en activité aux Etats-Unis au second semestre après une baisse attendue au cours du premier. (Mike Stone, Benoît Van Overstraeten pour le service français)