RECIT-Comment la France a gagné la bataille navale en Australie

mardi 26 avril 2016 18h23
 

* "Personne ne croyait" au succès français en 2014

* Une victoire de l'"équipe de France"

* Neutralité des Etats-Unis dans le dossier

par Cyril Altmeyer

PARIS, 26 avril (Reuters) - Tout a commencé par le centenaire de l'engagement australien dans la Première Guerre mondiale, fin 2014, et tout s'est débouclé lundi, le jour du souvenir des combattants australiens, lorsque le pays a décidé de présélectionner la France pour un contrat géant de 12 sous-marins.

Lorsque Jean-Yves Le Drian s'était rendu en Australie pour la première fois, le 1er novembre 2014, le ministre français de la Défense n'était allé ni à Sydney, la capitale financière, ni à Canberra, la capitale administrative.

Il s'était retrouvé à Albany, en Australie occidentale, pour participer au centenaire du départ de ce port, d'un corps expéditionnaire australien et néo-zélandais (l'Anzac) pour se battre aux côtés des Alliés.

"Il faut être honnête, en 2014, personne ne croyait à la possibilité de ce succès", a-t-on déclaré mardi dans l'entourage du ministre. "Mais Jean-Yves Le Drian pensait qu'il y avait quelque chose à jouer".

La stratégie était simple : se positionner comme l'outsider du Japon, pour devenir "l'alternative évidente" au cas où les choses ne tourneraient pas à l'avantage de Tokyo. L'archipel était donné ultra-favori à l'époque en raison de la volonté de l'Australie de se rapprocher de cet allié précieux en Asie-Pacifique, dont elle entend rester un piller.   Suite...