Reprise des discussions à Athènes sur la dette grecque

lundi 25 avril 2016 17h41
 

ATHENES, 25 avril (Reuters) - Le gouvernement grec a repris lundi à Athènes les discussions avec les représentants de ses créanciers internationaux sur les réformes réclamées par ces derniers et achever leur "revue", dont l'issue est susceptible de débloquer plus de cinq milliards d'euros de prêts.

Les réformes qui sont au coeur de ces négociations concernent entre autres les retraites et la fiscalité, ainsi que des mesures supplémentaires qui n'entreraient en vigueur que si l'Etat grec n'atteignait pas les objectifs budgétaires prévu par l'accord signé en août.

Ces mesures optionnelles ne s'appliqueraient qu'en cas de besoin pour assurer un excédent primaire (hors service de la dette) correspondant à 3,5% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2018. Mais Athènes conteste leur légalité en expliquant que la loi grecque ne permet pas l'adoption préalable dont l'entrée effective en vigueur est soumise à conditions.

"On ne peut pas légiférer sur X si Z intervient en 2018 ou 2019", a déclaré le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, vendredi après une réunion de l'Eurogroupe à Amsterdam.

Les institutions européennes et le Fonds monétaire international (FMI) divergent sur la nécessité de mesures supplémentaires pour atteindre les objectifs budgétaires, ce qui explique le choix de mesures supplémentaires optionnelles censées porter sur 2% du PIB.

Les créanciers sont aussi en désaccord sur la nécessité d'ouvrir dès que possible un débat sur un allégement du fardeau de la dette.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, espérait initialement boucler la "revue" en cours avant la fête de Pâques orthodoxe, le 1er mai, mais la probabilité de voir les pourparlers aboutir cette semaine à un compromis semble faible.

Il n'est néanmoins pas exclu que les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent dès jeudi pour évaluer les progrès accomplis.

(Renee Maltezou et Lefteris Papadimas; Marc Angrand pour le service français)