La métropole de Lyon et le Rhône soldent leurs prêts toxiques

lundi 25 avril 2016 17h18
 

* Des emprunts renégociés

* Pas de procédure judiciaire

* Mais des centaines de millions d'euros de coût

LYON, 25 avril (Reuters) - La métropole de Lyon et le département du Rhône ont annoncé lundi avoir trouvé une solution négociée pour solder les 217 millions d'euros d'emprunts toxiques contractés avec Dexia, mais pour un coût total de 425 millions d'euros.

Renonçant aux procédures judiciaires en cours, les deux collectivités ont préféré la voie de la négociation lorsque la Banque Nationale Suisse a décidé, début 2015, de déplafonner la parité du franc suisse avec l'euro, ce qui a entraîné une flambée des taux d'intérêt jusqu'à 20,77% par an.

"On ne pouvait pas continuer plus longtemps avec de tels taux", a estimé Gérard Collomb, président socialiste de la métropole de Lyon, lors une conférence de presse.

Les trois emprunts toxiques contractés avec Dexia ont été renégociés avec l'Agence France Locale, Euribor, et la Sfil (Société de Financement local), qui ont consenti à la Métropole lyonnaise des taux d'intérêts bas (de 0,50% et 0,69%) pour le rééchelonnement du reste du capital dû, ceci après le versement par anticipation d'une soulte de 95,6 millions d'euros.

Sans possibilité d'un versement par anticipation, le département du Rhône a obtenu de son côté un rééchelonnement de sa dette à un taux de 3,25%.

La sortie de ces emprunts toxiques a un coût important pour les deux collectivités. Les présidents des deux collectivités ont annoncé que celui-ci s'élevait à 425 millions d'euros, y compris la soulte et une partie des intérêts qui auraient été versés si les emprunts avaient été remboursés.   Suite...