VW-Diess pense s'entendre avec les syndicats

dimanche 24 avril 2016 18h40
 

PEKIN, 24 avril (Reuters) - Herbert Diess, le patron de la marque Volkswagen, a bon espoir de résoudre un différend avec les syndicats portant sur les réductions de coûts et semblait disposé dimanche à accéder à certaines exigences du personnel.

Dans une lettre au personnel datée du 5 avril, les dirigeants syndicaux accusaient Herbert Diess de trahir les salariés et de se servir du scandale des tests d'émissions truqués comme prétexte pour tenter de réduire les effectifs.

Depusi lors, la direction et les syndicats se sont engagés à mettre au point une stratégie commune pour, entre autres, assurer l'avenir des usines allemandes mais les modalités n'en sont pas encore définies.

"VW change rapidement, et vraiment au mieux de mon point de vue, et je suis persuadé que nous arriverons à nos fins ensemble", a dit Diess à la presse dimanche, à la veille de l'ouverture du Salon de l'automobile de Pékin.

Prié de dire s'il fallait faire plus pour rallier les syndicats à ses projets, Diess a répondu: "Nous faisons déjà beaucoup mais nous pouvons bien sûr faire plus encore".

Volkswagen a annoncé vendredi une perte d'exploitation annuelle de 4,1 milliards d'euros, conséquence de 16,2 milliards d'euros de charges exceptionnelles liées au scandale du trucage des tests anti-pollution sur ses modèles diesel.

Par ailleurs, dans une lettre au personnel publiée dimanche, le président du directoire Matthias Müller a dit que VW se préparait à une nouvelle année difficile, n'attendant pas grand chose de positif du marché automobile mondial.

"2015 a été une année rude pour VW et 2016 ne sera en rien moins difficile car nous devons gérer la crise et ses conséquences", écrit-il.

(Jan Schwartz et Andreas Cremer, Wilfrid Exbrayat pour le service français)