Grèce-La zone euro prête à finaliser un accord la semaine prochaine

mercredi 20 avril 2016 18h43
 

BRUXELLES/ATHENES, 20 avril (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro sont disposés à tenir une réunion extraordinaire sur la dette grecque la semaine prochaine si les négociations sur l'examen des réformes aboutissent, a dit mercredi un responsable européen tout en évoquant des discussions difficiles.

Les discussions entre la Grèce et ses créanciers internationaux ont repris cette semaine à Athènes en vue de finaliser l'examen de la mise en oeuvre des réformes promises par le pays, qui doit permettre de débloquer de nouveaux prêts.

"S'il y a des progrès suffisants pour faire espérer raisonnablement une conclusion des négociations, alors je m'attendrais à la tenue d'un Eurogroupe la semaine prochaine", a dit le haut responsable.

Les négociations ne sont pas faciles pour autant, ont dit plusieurs responsables grecs et européens.

"Je garde espoir mais je ne m'attends pas à ce qu'ils concluent avant l'Eurogroupe de vendredi", a dit une des sources en référence à la réunion régulière des ministres des Finances de la zone euro prévue à Amsterdam le 22 avril.

Les négociations pourraient reprendre à Athènes après la réunion, afin de conclure un accord technique finalisé officiellement lors d'un nouvel Eurogroupe extraordinaire la semaine suivante, a dit le responsable.

Le principal point d'achoppement des discussions concerne la fiscalité. Les créanciers de la zone euro et le FMI divergent sur les chiffres de l'excédent primaire grec, le Fonds jugeant trop optimistes les chiffres donnés par l'Union européenne.

Un responsable du gouvernement grec a dit mercredi que les créanciers et le gouvernement s'étaient accordés sur une hausse de 23 à 24% de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans le cadre de réformes fiscales visant à dégager des économies de 1% du PIB.

Les créanciers souhaitent par ailleurs que le seuil d'exemption de l'impôt sur le revenu soit abaissé à environ 8.000 euros contre 9.545 actuellement, alors qu'Athènes ne veut pas descendre en-dessous de 9.000.   Suite...