LEAD 3-Echec du référendum sur les forages pétroliers en Italie

dimanche 17 avril 2016 23h07
 

(Actualisé avec participation insuffisante)

ROME, 17 avril (Reuters) - Les Italiens étaient appelés aux urnes ce dimanche pour un référendum sur les forages pétroliers et gaziers en mer mais, faute de participation suffisante, l'initiative lancée par plusieurs assemblées régionales, inquiètes des retombées sur l'environnement et le tourisme, a été mise en échec.

A la fermeture des bureaux de vote, à 23h00 (21h00 GMT), le ministère de l'Intérieur a annoncé que la participation était inférieure aux 50% requis pour que la consultation soit jugée valide.

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, avait appelé la population à bouder les urnes, ne jugeant pas ce référendum utile et estimant même qu'il est de nature à nuire à l'activité économique.

Le référendum portait sur la question de savoir si l'Italie doit cesser de renouveler les permis de forage en mer à moins de 20 km de la côte. Aucune nouvelle concession de forage n'est délivrée actuellement, mais le gouvernement estime que les contrats déjà passés doivent pouvoir rester en vigueur.

Il avait été obtenu par plusieurs assemblées régionales dont la plupart sont dirigées par le Parti démocrate (PD, centre gauche) de Matteo Renzi.

L'Italie importe 90% de ses besoins énergétiques et les gouvernements qui se sont succédé ont envisagé de relancer la production nationale d'hydrocarbures afin de réduire la dépendance de la Péninsule vis-à-vis de fournisseurs étrangers comme le géant russe Gazprom.

Actuellement, on compte 69 concessions de prospection dans les eaux territoriales italiennes, la plupart concernant le gaz, indique le ministère de l'Industrie. Sur ce total, 44 se trouvent à moins de 20 km des côtes, et la plupart sont attribuées à la société italienne d'hydrocarbures ENI.

La production pétrolière dans la zone maritime de 20 km représente actuellement 1% de la consommation de l'Italie et la production gazière 3% de la consommation du pays. (Crispian Balmer; Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français)