LEAD 1-Tsipras demande aux créanciers d'Athènes de hâter leur évaluation

jeudi 14 avril 2016 22h50
 

(Actualisé avec Dijsselbloem)

ATHENES/WASHINGTON, 14 avril (Reuters) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a demandé jeudi aux créanciers d'Athènes d'achever au plus vite l'examen des progrès réalisés par la Grèce en matière de fiscalité et des retraites.

Il a également dit ne pas comprendre pourquoi les créanciers de la Grèce s'obstinaient à vouloir faire peser le poids des réformes sur les moins aisés.

Le dernier examen en date des progrès dans le cadre de son plan de sauvetage, signé en juillet, traîne en longueur depuis des mois, en raison de divergences entre les créanciers du pays concernant les avancées économiques du pays et de la résistance d'Athènes à réaliser les réformes impopulaires exigées.

Les discussions entre Athènes et ses créanciers internationaux sur ces réformes ont été ajournées mardi et elles reprendront immédiatement après les Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI), prévues du 15 au 17 avril.

"La Grèce ne comprend pas pourquoi le FMI cherche à tout prix à modifier le cadre des réformes de manières à (...) à ce qu'elles soient moins progressives et qu'une part considérable du fardeau repose sur les plus pauvres", a écrit Alexis Tsipras dans une lettre ouverte publiée sur le site internet du Financial Times.

Le président de l'Eurogroupe a de son côté déclaré qu'il n'y aurait selon lui aucune avancée sur le dossier grec cette semaine à Washington, où sont organisées les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiala.

Il a cependant ajouté que les ministres des Finances de la zone euro s'efforceraient de débloquer une nouvelle tranche d'aide au bénéfice de la Grèce et discuteraient d'un allègement du fardeau lors de la réunion prévue la semaine prochaine à Amsterdam.

Les créanciers de la zone euro souhaitent que tout accord parte du principe que la Grèce dégage en 2018 un excédent budgétaire primaire, hors service de la dette, de 3,5% en 2018.

"Je ne pense pas que nous puissions faire preuve de flexibilité sur (l'objectif) de 3,5% en 2018 parce que c'est l'un des fondements sur lesquels nous nous sommes accordés l'été dernier. Donc cela va demander un gros effort à la Grèce, mais je pense que c'est faisable", a dit Jeroen Dijsselbloem (Michele Kambas et Renee Maltezo, avec la contribution de Jan Strupczewski, Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)