Fed-Williams voit 2-3 hausses de taux en 2016, Lacker environ 4

mercredi 13 avril 2016 00h44
 

SAN FRANCISCO/WILMINGTON, 13 avril (Reuters) - La Réserve fédérale américaine pourrait raisonnablement relever les taux d'intérêt à deux ou trois reprises cette année, a déclaré mardi le président de la Fed de San Francisco, ajoutant qu'il ne s'attendait pas à ce que cela bouleverse les marchés.

"Je vois tout à fait deux ou trois hausses (...) comme étant raisonnables" cette année, sur la base des projections fournies par la Fed au mois de mars et sachant que les indicateurs économiques n'ont apporté aucune surprise depuis, a dit John Williams à la presse à l'issue d'une conférence à San Francisco.

"D'une certaine façon, cela n'a pas tellement d'importance de savoir si nous les relèverons en avril, ou juin, ou (...) juillet", a-t-il ajouté. "Ce qui est important c'est l'orientation des taux d'intérêt et, en quelque sorte, le processus de normalisation (...). Du moment que nous restons, en quelque sorte, sur cette voie qui consiste à relever les taux d'intérêt progressivement au cours des deux prochaines années, c'est ce qui est important pour les conditions financières."

De son côté, le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker, a déclaré mardi que la Fed devrait relever ses taux directeurs environ quatre fois cette année.

"Je pense qu'un rythme comme celui-là qui reflétait la projection médiane en décembre devrait très probablement être approprié maintenant", a-t-il dit à la presse à Wilmington, en Caroline du Nord.

Les responsables de la politique monétaire de la Fed ont signalé en décembre que quatre hausses de taux seraient probablement nécessaires cette année, mais en mars, ils ont ramené le nombre de hausses jugées nécessaires en 2016 à deux.

Les deux prochaines réunions de la Fed ont lieu les 26 et 27 avril, au cours de laquelle la probabilité d'une hausse de taux est jugée faible, et les 14 et 15 juin, au cours de laquelle les économistes des SVT attendent que la Fed agisse. Les traders des marchés à terme, traditionnellement plus sceptiques, n'attendent pas plus d'une hausse d'ici décembre, et doutent même de cela. (Jason Langen, Juliette Rouillon pour le service français)