La Grèce veut repousser d'un an son objectif de privatisations

mardi 12 avril 2016 12h47
 

par Angeliki Koutantou

ATHENES, 12 avril (Reuters) - La Grèce tente de convaincre ses créanciers de repousser d'un an, à 2018, l'objectif consistant à réaliser pour 6,4 milliards d'euros de privatisations, a déclaré à Reuters le président du fonds chargé de vendre des actifs de l'Etat.

Dans le cadre du nouveau plan d'aide financière internationale à la Grèce conclu l'été dernier, le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est engagé à réaliser 11 ventes d'actifs publics pour un montant total de 6,4 milliards d'euros sur la période 2015-2017. Mais Athènes a déjà pris du retard puisque l'objectif de 1,4 milliard d'euros de cessions prévu pour 2015 n'a pas été atteint.

"Nous visons 6,4 milliards d'euros d'ici 2018. Cela signifie que le programme que nous mettons en oeuvre doit être prolongé", a dit Stergios Pitsiorlas, président du Fonds de développement des actifs de la République hellénique (HRADF, selon son sigle en anglais). "Nous espérons que cela sera confirmé par l'examen en cours du programme d'aide."

Cet examen des mesures prises ou envisagées par la Grèce en échange de l'aide internationale a été ajourné dans la nuit de lundi à mardi et reprendra après la réunion de printemps du FMI, qui s'achèvera samedi, a annoncé le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos.

Présentées comme un élément essentiel des différents plans de sauvetage de la Grèce depuis 2010, les privatisations n'ont pour l'instant rapporté à l'Etat grec que trois milliards d'euros, soit bien loin de l'objectif initial fixé à 50 milliards.

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Elles ont notamment pris du retard avec l'arrivée au pouvoir en janvier 2015 du parti de gauche radicale Syriza, hostile à la vente d'actifs publics. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a néanmoins été contraint de relancer le processus en janvier, conformément à l'accord conclu l'été dernier pour éviter un défaut de la Grèce sur sa dette et une sortie de la zone euro.   Suite...