La France dans le "top 10" de la taxation des salaires-OCDE

mardi 12 avril 2016 11h00
 

PARIS, 11 avril (Reuters) - La France figure dans le peloton de tête des pays de l'OCDE en termes de pression fiscale sur les salaires, même si l'Allemagne la devance dans le classement dominé par la Belgique publié mardi par l'OCDE.

En France, en 2015, pour un célibataire sans enfant au salaire moyen, le poids total de la fiscalité sur les revenus du travail (impôt sur le revenu, cotisation salariales et patronales) a représenté 48,5% du coût de la main d'oeuvre, soit 12,6 points de plus que la moyenne au sein de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Avec ce taux, qui n'a connu qu'une infime variation par rapport à 2014 (+0,05 point), la France se situe au sixième rang sur les 34 pays membres de l'OCDE.

La Belgique (55,3%), l'Autriche (49,5%) et l'Allemagne (49,4%) occupent le podium, tandis que le Chili (7%), la Nouvelle-Zélande (17,6%) et le Mexique (19,7%) se situent à l'autre extrémité du classement.

Si la France a connu l'année dernière une baisse de 0,23 point des cotisations sociales patronales, "les employeurs en France paient 27,5% des coûts totaux de main-d'oeuvre sous forme de cotisations de sécurité sociale, soit le niveau le plus élevé parmi les pays de l'OCDE", est-il souligné dans ce rapport.

La France figure par ailleurs parmi les huit pays dont le montant combiné des cotisations salariales et patronales représente un tiers ou plus des coûts de main-d'oeuvre, avec l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Hongrie, la République slovaque, la République tchèque et la Slovénie.

En ce qui concerne les familles, la pression fiscale est moindre (à 40,5% pour un couple marié avec deux enfants et ne disposant que d'un seul salaire moyen) mais la France occupe tout de même la tête du classement pour ce type de foyer, devant la Belgique (40,4%) et l'Italie (39,9%). (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)