LEAD 1-Renault et ses fournisseurs vont investir au Maroc, dit Rabat

vendredi 8 avril 2016 20h40
 

(Actualisé avec précisions et contexte)

RABAT, 8 avril (Reuters) - Renault et certains de ses fournisseurs vont investir 10 milliards de dirhams (912 millions d'euros) au Maroc pour y construire un "écosystème industriel", a déclaré vendredi le ministre marocain de l'Industrie.

Ces investissements permettront aux deux usines marocaines du constructeur automobile de porter à 65%, contre 32% actuellement, la part des composants locaux dans leur approvisionnement et ils devraient générer 20 milliards de dirhams de revenus, a ajouté Moulay Hafid Elalamy dans un entretien à Reuters.

"L'écosystème Renault, cela signifie qu'autour des usines Renault de Tanger et Casablanca, beaucoup d'autres entreprises viennent investir et fabriquer des pièces détachées qui entrent dans la fabrication d'une voiture Renault", a-t-il dit.

Le ministre s'est toutefois refusé à préciser la part exacte de Renault dans les investissements prévus.

Le directeur du groupe automobile pour la région Afrique-Moyen-Orient-Inde (AMI), Bernard Cambier, s'est lui aussi refusé à donner des précisions sur le sujet.

"Je ne peux pas révéler certains détails parce que j'ai des concurrents", a-t-il dit. "Mais je peux vous assurer qu'au moins 15 fabricants de composants qui travaillent avec nous se sont engagés à investir dans le projet."

Moulay Hafid Elalamy et Bernard Cambier ont signé l'accord au palais royal de Rabat.

Le site Renault de Tanger, plus grosse usine automobile d'Afrique du Nord, a représenté un investissement initial de 600 millions d'euros et sa capacité devrait atteindre d'ici quelques années 400.000 véhicules par an.

Le Maroc espère que les exportations de son secteur automobile atteindront 100 milliards de dirhams par an à l'horizon 2020 grâce à la présence de Renault et à la décision de PSA, annoncée l'an dernier, d'investir 557 millions d'euros dans la construction d'une usine dans la région de Kenitra, qui devrait produire 200.000 véhicules par an.

(Aziz El Yaakoubi; Marc Angrand pour le service français)