Lagarde (FMI) "déterminée à continuer à aider" la Grèce

mardi 5 avril 2016 21h10
 

BERLIN, 5 avril (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) est "déterminé à continuer à aider" la Grèce, a déclaré mardi la directrice générale du Fonds à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

"Nous sommes impliqués, nous travaillons ensemble, nous avons eu une très bonne discussion et nous sommes déterminés à continuer à aider", a-elle dit à Berlin.

Elle a ajouté que ce dont la Grèce avait besoin était d'"une viabilité à long terme et (que) la soutenabilité de la dette de la Grèce allait être importante pour les investisseurs privés."

"Nous ne sommes clairement pas parvenus à ce que nous voulions et particulièrement la Grèce n'en est pas là où elle devrait être arrivée pour être stable, pour être prospère, pour répondre aux besoins de la population grecque", a-t-elle dit.

Christine Lagarde a assuré dimanche que le FMI n'utilisait pas la menace ou le chantage comme moyen de négociation, ni les fuites dans la presse comme méthode de communication.

Ces déclarations faisaient suite à la divulgation par le site WikiLeaks d'une conversation suggérant que le Fonds pourrait menacer de ne pas participer au troisième plan de sauvetage de la Grèce afin de contraindre les pays de la zone euro à accepter un allègement plus fort de la dette grecque.

De son côté, Angela Merkel a déclaré à l'issue de sa réunion avec Christine Lagarde qu'une décote ("haircut") de la dette n'était pas possible tant que la Grèce restait en zone euro, tout en ajoutant qu'elle souhaitait une conclusion rapide de l'examen des réformes dans le cadre de son plan de sauvetage.

"Ce n'est pas une exigence du gouvernement fédéral qu'il n'y ait pas de décote (réduction du montant de la dette) mais plutôt que, de notre point de vue, ce n'est juridiquement pas possible au sein de la zone euro", a-t-elle dit à la presse à Berlin. (Paul Carrel et Joseph Nasr, Juliette Rouillon pour le service français)