LEAD 1-Un accord sur la dette reste éloigné, dit Lagarde à Tsipras

dimanche 3 avril 2016 23h35
 

(Actualisé avec réponse de Lagarde)

ATHENES, 3 avril (Reuters) - La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a écrit dimanche à Alexis Tsipras pour le prévenir qu'un accord sur la dette grecque demeure "éloigné", en réponse à une lettre du Premier ministre grec qui l'interrogeait sur la position du FMI dans les négociations.

Cet échange de courriers fait suite à la divulgation par le site WikiLeaks d'une conversation suggérant que le FMI pourrait menacer de ne pas participer au troisième plan de sauvetage de la Grèce afin de contraindre les pays de la zone euro à accepter un allègement plus fort de la dette grecque.

Les services d'Alexis Tsipras ont indiqué dimanche que le chef du gouvernement avait écrit à Christine Lagarde pour "clarifier la position officielle du Fonds dans les négociations".

Les créanciers de la Grèce (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI) doivent reprendre lundi à Athènes l'examen des mesures prises en application du dernier plan de renflouement du pays, que la Grèce veut boucler rapidement pour pouvoir entamer des discussions sur un allègement de sa dette.

L'examen de ces réformes a été reporté à deux reprises depuis janvier en raison d'un désaccord entre les créanciers sur l'estimation chiffrée des comptes publics en 2018, sur la réforme des retraites et sur la gestion des créances douteuses.

Il y a dix jours, Athènes a accusé le FMI de retarder l'examen des mesures et de chercher à faire pression sur la Grèce, qui doit régler d'importantes échéances de dette en juin et a besoin de nouveaux financements pour régler des arriérés.

Dans sa lettre envoyée dimanche à Alexis Tsipras, Christine Lagarde assure que le FMI n'utilise pas la menace ou le chantage comme moyen de négociation, ni les fuites dans la presse comme méthode de communication.

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