Sapin défend le rôle de l'Etat lors des discussions Orange-Bouygues

dimanche 3 avril 2016 21h28
 

PARIS, 3 avril (Reuters) - Le ministre des Finances Michel Sapin a défendu dimanche l'attitude de l'Etat lors des discussions portant sur la vente de Bouygues Telecom à Orange , qui se sont soldées par un échec vendredi.

Interrogé dans la soirée lors de l'émission "C politique" sur France 5 sur une éventuelle responsabilité du ministre de l'Economie Emmanuel Macron dans cet échec, en raison d'exigences trop importantes, Michel Sapin a répondu que son collègue à Bercy s'était contenté de défendre les intérêts de l'Etat.

"L'Etat, il est là pour défendre les intérêts de l'Etat. Il n'est pas là pour faciliter le gain de tel ou tel dans une opération de cette nature et donc l'Etat a défendu ses intérêts, là, comme il les avait défendus chez Renault et comme il les défendra toujours", a-t-il déclaré.

"Nous ne sommes pas là pour accepter (...) n'importe quelle valorisation, c'est-à-dire qu'une entreprise se mette à gagner plus d'argent qu'elle ne mérite dans une fusion de cette nature", a ajouté le ministre des Finances, alors qu'un montant d'environ 10 milliards d'euros - en titres Orange et en numéraire - avait été évoqué pour le rachat de Bouygues Telecom.

Le rapprochement de la filiale télécoms du groupe de BTP Bouygues et de l'opérateur historique aurait permis, en limitant la concurrence, de mettre un terme à la guerre des tarifs déclenchée par l'arrivée des offres à bas prix de Free, filiale d'Iliad, en 2012. (Michel Rose, Myriam Rivet pour le service français, édité par Tangi Salaün)