La BPI n'est pas menacée par une alternance en 2017, dit son DG

jeudi 31 mars 2016 12h30
 

* BPI va reprendre les garanties publiques de Coface

* Résultat net hors exceptionnel en hausse de 9%

* La banque résiste aux pressions politiques-DG

par Julien Ponthus

PARIS, 31 mars (Reuters) - La Banque publique d'investissement (BPI), lancée par François Hollande début 2013, a démontré son utilité à l'ensemble de la classe politique et n'est donc pas menacée par une éventuelle alternance en 2017, a estimé à l'occasion de la présentation de ses résultats annuels, son directeur général.

"Quels que soient les horizons politiques, que ce soit Les Républicains, l'UDI (centre-droit), tel ou tel parti de la gauche (...), tout le monde trouve que c'est très bien", juge Nicolas Dufourcq, un ancien dirigeant de Capgemini à la tête de BPI France depuis son lancement.

En trois ans d'existence, l'institution publique, détenue à parité par la Caisse des dépôts (CDC) et l'Etat, s'est imposée, explique-t-il, comme la courroie de transmission des politiques publiques comme le soutien à l'innovation, la transition énergétique ou d'autres programmes comme le plan de relance du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

"Nous sommes au centre de l'écosystème", se félicite Nicolas Dufourcq, dont la banque a signé en 2015 un résultat net, hors exceptionnel en hausse de 9% à 676 millions d'euros.

BPI France a également réussi, selon lui, à affirmer son indépendance par rapport au gouvernement ou aux régions en résistant aux pressions visant à la faire soutenir contre son gré des entreprises en difficultés.   Suite...