GB-La Banque d'Angleterre préoccupée par le risque de Brexit

mardi 29 mars 2016 12h26
 

LONDRES, 29 mars (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) a déclaré mardi que les risques liés au référendum de juin sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne pourraient se traduire par une augmentation des taux du crédit et une baisse de la livre.

La banque centrale britannique, qui a aussi annoncé un durcissement des règles en matière de prêts immobiliers aux propriétaires bailleurs, explique que les perspectives en matière de stabilité financière se sont détériorées depuis son dernier rapport sur le sujet en novembre.

"Les risques intérieurs ont été dépassés par les risques autour du référendum sur l'UE", explique-t-elle.

Les électeurs britanniques seront appelés le 23 juin à se prononcer sur le maintien de leur pays au sein de l'Union européenne. La BoE a déjà annoncé avoir élaboré des dispositions permettant de faire face à une éventuelle dégradation de la stabilité financière liée au résultat du scrutin mais ne s'est pas prononcée à ce jour pour ou contre le maintien dans l'UE.

L'approche du référendum a eu pour effet ces derniers mois une baisse de la livre sterling et les marchés s'attendent à une augmentation de la volatilité avant et après le vote.

"Pour l'avenir, une incertitude accrue et prolongée pourrait augmenter les primes de risque exigées par les investisseurs sur une gamme plus large d'actifs britanniques, ce qui pourrait conduire à une nouvelle dépréciation du sterling et affecter le coût et la disponibilité des financements pour une part importante des emprunteurs britanniques", explique le Comité de politique financière de la BoE.

Par ailleurs, la banque centrale a annoncé qu'elle allait recommander un durcissement des critères minimaux d'octroi de prêts aux petits propriétaires immobiliers qui souhaitent emprunter pour acheter des biens à louer.

Les banques, explique-t-elle, prévoient une hausse de 20% par an du volume global pour ce type de prêts au cours des prochaines années, ce qui pourrait se traduire par un assouplissement des critères d'octroi de crédit.

Les nouveaux critères recommandés devraient faire baisser de 10% à 20% d'ici trois ans le nombre de demandes de prêts approuvées.   Suite...