GB-Des parlementaires demandent un plan B au projet Hinkley Point

jeudi 24 mars 2016 19h03
 

LONDRES, 24 mars (Reuters) - Une commission parlementaire britannique a demandé à la ministre l'Energie de présenter les grandes lignes d'un plan de secours ainsi que les coûts potentiels en cas d'échec du projet de centrale nucléaire Hinkley Point C d'EDF.

Le projet de 18 milliards de livres (23 milliards d'euros environ) a été annoncé en octobre 2013 et la centrale est jugée vitale pour la fourniture d'électricité au Royaume-Uni.

Alors que le projet a été dévoilé en octobre 2013, la décision finale d'investissement n'a toujours pas été formellement adoptée, EDF peinant à boucler le financement.

"Etant donné l'incertitude sur le calendrier, j'aimerais savoir quel plan de secours vous avez mis en place pour le cas où Hinkley Point C ne se concrétiserait pas (...) quels en seraient les coûts pour le Royaume-Uni", a indiqué la commission de l'Energie et du Changement climatique dans une lettre adressée à la ministre de l'Energie, Amber Rudd.

Cette lettre est envoyée au lendemain d'une audition d'experts et du directeur général de la branche britannique de l'électricien français, EDF Energy, Vincent de Rivaz. Ce dernier a déclaré aux parlementaires que le projet serait mené à bien, tout en refusant de donner une échéance pour la décision d'investissement.

A la question de savoir si un plan B existait, une porte-parole du ministère de l'Energie a seulement déclaré que le projet Hinkley Point C avançait bien.

Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière que l'Etat français recapitaliserait EDF si nécessaire.

Hinkley Point C doit fournir 7% de la production d'énergie britannique et pourrait créer plus de 25.000 emplois pendant la phase de construction de la centrale, selon le gouvernement britannique. (Susanna Twidale, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Patrick Vignal)