Les privatisations russes ne séduisent pas les banques occidentales

mardi 22 mars 2016 17h33
 

* Les banques occidentales rechignent à conseiller

* Ce qui est de mauvais augure pour obtenir un bon prix

* Lundi était la date limite de réponse des banques

par Oksana Kobzeva et Olga Popova

MOSCOU, 22 mars (Reuters) - Les banques occidentales rechignent à conseiller la Russie sur ses privatisations, de crainte d'enfreindre les sanctions imposées à Moscou pour son rôle dans le conflit ukrainien, ont dit à Reuters trois sources bancaires occidentales.

Un responsable de l'Union européenne (UE) a prévenu la semaine dernière les banques qui envisagent de souscrire des emprunts russes de vérifier qu'un tel placement n'est pas un moyen de contourner les sanctions frappant les entreprises publiques du pays.

De même, le gouvernement américain a prévenu certaines banques qu'acheter de la dette russe saperait les sanctions internationales imposées à la Russie dans le dossier ukrainien, rapportait le Wall Street Journal le mois dernier.

Le ministère de l'Economie russe a sollicité des banques la semaine passée pour jouer un éventuel rôle de conseil dans les cessions prévues de 50,08% du capital du groupe pétrolier Bashneft, de 10,09% des mines de diamants Alrosa et de 10,9% de la banque VTB.

Les banques avaient jusqu'au 21 mars inclus pour répondre.   Suite...