Bruxelles, nouveau coup dur pour l'hôtellerie et le luxe parisiens

mardi 22 mars 2016 17h37
 

PARIS, 22 mars (Reuters) - Les attentats perpétrés à Bruxelles mardi portent un nouveau coup aux secteurs de l'hôtellerie et du luxe, déjà fragilisés par les attaques de novembre à Paris.

Loin de s'être redressé, le taux d'occupation dans les hôtels parisiens accuse une baisse de 13% depuis le début de l'année, selon les chiffres du cabinet spécialisé MKG Group.

Le revenu par chambre disponible, indicateur clé de l'hôtellerie, accuse lui aussi une baisse du même ordre.

Dans ce contexte, les attentats de Bruxelles "sont évidemment une très mauvaise nouvelle pour le secteur, qui reste sous pression depuis janvier 2015", déclare à Reuters Georges Panayotis, président de MKG Group.

"Ce qui arrive à Bruxelles peut arriver demain ailleurs en Europe", ajoute-t-il, disant ne pas anticiper d'amélioration dans les mois qui viennent jusqu'à l'Euro de football en juin, "qui devrait apporter un peu d'oxygène aux hôteliers".

Le premier trimestre s'annonce également difficile pour le luxe, aux prises avec la chute du tourisme en France pour cause d'attentats, avec le ralentissement du marché chinois, l'effondrement de celui de Hong Kong, la disparition du tourisme russe et le tassement des Etats-Unis pour cause de dollar fort.

Les achats effectués en Europe par la clientèle touristique ont reculé de 2% en février, avec une chute de 10% en France, de 15,5% en Allemagne et de 1,9% au Royaume Uni, partiellement compensée par une progression de 10,5% en Italie et de 28,6% en Espagne, selon les chiffres de Global Blue, spécialiste de la détaxe.

Les dépenses des acheteurs chinois, qui comptent pour environ le tiers du marché mondial du luxe, ont quant à elles limité leur hausse à 5% le mois dernier, signant leur plus faible progression depuis août 2014.

En Bourse, le tourisme et le luxe ont compté mardi parmi les plus fortes baisses du jour. AccorHotels a perdu 3,85%, LVMH 1,2%, Hermès 0,92% et Kering 0,85%.   Suite...