Le groupe toulousain Nérios candidat au rachat des eaux Quézac

vendredi 11 mars 2016 17h03
 

TOULOUSE, 11 mars (Reuters) - Le groupe toulousain Nérios, propriétaire des eaux de Mont Roucous, est entré en négociation exclusive pour deux mois avec Nestlé Waters pour la reprise de la source Quézac et de son unité d'embouteillage en Lozère, a-t-on appris vendredi auprès de la société des eaux de Mont Roucous.

Jean-Claude Lacaze, président du groupe Nérios, a présenté son plan d'investissement jeudi lors d'un comité d'entreprise au siège des eaux de Quézac, à Ispagnac, en Lozère.

Son projet prévoit notamment un apport de 300.000 euros pour la rénovation de l'outil industriel, une enveloppe marketing plus "conséquente" que celle accordée par Nestlé pour relancer la marque mais il n'envisage en revanche la reprise que de 30 salariés sur 53.

"Quézac est une belle marque d'eau pétillante, avec une notoriété importante qui nous permettrait de compléter notre portefeuille orienté vers les eaux plates avec les marques Mont Roucous et Rosée de la reine", a déclaré à Reuters Denis Bernard, directeur d'exploitation de la Société des eaux de Mont Roucous.

"Le rachat de Quézac conforterait notre ancrage fort dans la nouvelle région et nous permettrait de mutualiser au niveau de la holding Nérios, notamment au niveau de l'équipe de vente", ajoute Denis Bernard.

La société holding Nérios a été créée en 2007 par Jean-Claude Lacaze pour le rachat au groupe Danone de la société des eaux de Mont Roucous dont elle détient aujourd'hui plus de 70% du capital. Nérios compte 29 salariés et affiche un chiffre d'affaires de 3,5 millions d'euros.

Basée dans le Tarn, à Lacaune-les-Bains, la société des eaux Mont Roucous affiche une production annuelle de 115 millions de litres et un volume d'activité de 28 millions d'euros.

Nestlé Waters, qui détient notamment les marques Perrier, San Pellegrino et Vittel, cherche depuis plus d'un an à revendre sa source lozérienne. Avant le groupe Nérios, le géant suisse a mené des négociations exclusives avec Eric Besson, propriétaire des Sources du Pestrin auxquelles il a mis fin en mai 2015.

"C'est une course d'obstacles qui démarre. Nous sommes sur la ligne de départ, nous avons fait des propositions à Nestlé Waters. La balle est dans son camp", a ajouté Denis Bernard en précisant que Nérios avait les moyens "d'autofinancer" le rachat. (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse)