Eurowings réaffirme ses ambitions malgré des retards

mercredi 9 mars 2016 14h35
 

BERLIN, 9 mars (Reuters) - Eurowings, la filiale à bas coûts de Lufthansa, ne prendra pas de décision sur le développement de sa flotte long-courrier avant d'avoir stabilisé cette activité, dont les débuts ont subi des retards, a déclaré mercredi son président du directoire.

Lufthansa veut faire d'Eurowings la troisième compagnie aérienne "low cost" d'Europe, derrière Ryanair et easyJet, mais ses deux premiers appareils long-courriers ont subi des problèmes techniques et l'un de ses vols vers Cuba a été retardé de plus de 60 heures.

"Nous débattrons de l'opportunité d'aller au-delà de sept avions quand cette activité sera stabilisée", a déclaré Karl Ulrich Garnadt, membre du directoire de Lufthansa en charge d'Eurowings, lors du salon international du tourisme ITB de Berlin.

Il a expliqué que les avions long-courriers loués par Eurowings, des Airbus A330, étaient facilement disponibles sur le marché de la location, ce qui assurait une flexibilité constante à la compagnie.

Eurowings, qui dessert aujourd'hui pour l'essentiel des destinations court-courriers en Europe, a déjà reporté l'ouverture de certaines liaisons long-courriers, comme Miami et Boston, et Lufthansa dessert certaines destinations pour son compte.

Garnadt a précisé que l'ouverture d'une liaison vers Las Vegas, initialement prévue cette année, n'aurait sans doute lieu qu'en 2017.

Il a ajouté qu'en dépit de ces retards et reports, Eurowings continuait de tenir ses objectifs car ses avions sont plus remplis que prévu et elle bénéficie de la baisse des prix des carburants.

La compagnie devrait transporter 20 millions de passagers cette année, contre plus de 100 millions pour Ryanair.

Karl Ulrich Garnadt a aussi expliqué qu'après une période marquée par une baisse liée aux craintes pour la sécurité, notamment après les attentats de Paris en novembre, les réservations étaient revenues à des niveaux normaux.

(Victoria Bryan et Peter Maushagen; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)