Le fonds souverain norvégien a renoué avec un rendement positif au T4

mercredi 9 mars 2016 12h06
 

OSLO, 9 mars (Reuters) - Le rebond des marchés actions a permis au fonds souverain norvégien, le premier au monde avec 7.085 milliards de couronnes (755 milliards d'euros) sous gestion, de renouer avec un rendement positif sur les trois derniers mois de 2015 après deux trimestres de pertes.

Le fonds a annoncé mercredi avoir enregistré un rendement de 3,56% sur la période octobre-décembre, dépassant ainsi son rendement de référence, à 3,51%. Sur l'ensemble de 2015, il affiche un rendement de 2,7%.

"L'année 2015 a été volatile avec des taux d'intérêt négatifs, les turbulences sur les changes, la chute des prix du pétrole et une dégradation des perspectives de croissance pour les marchés émergents", a déclaré son directeur général, Yngve Slyngstad. "Nous avons observé des fluctuations du rendement du fonds d'un trimestre à l'autre mais le résultat global est satisfaisant."

Les investissements en actions du fonds ont enregistré un rendement de 3,8% alors que celui des investissements sur les marchés de taux fixe n'a été que de 0,3%.

Parmi les avoirs affichant une contribution négative au rendement global figurent les emprunts d'Etat brésiliens, a précisé Yngve Slyngstad lors d'une conférence de presse.

Le fonds a réduit la part des investissements à taux fixe à 35,7% de son portefeuille global au quatrième trimestre, contre 37,3% sur les trois mois précédents. Parallèlement, il a porté la part des actions de 59,7% à 61,2% et celle de l'immobilier de 3,0% à 3,1%.

Le fonds souverain norvégien, placé sous la responsabilité de la banque centrale, a pour mission d'investir une partie des recettes pétrolières et gazières du pays en prévision de l'extinction à venir de ses réserves d'hydrocarbures. Il représente environ 146.000 euros pour chacun des 5,2 millions de Norvégiens.

En janvier, le gouvernement a procédé au premier retrait partiel du fonds afin de financer des dépenses publiques et de soutenir l'activité économique, affectée par la chute des cours du pétrole de la mer du Nord, qui atteignait alors 70% par rapport à leur niveau de la mi-2014.

(Joachim Dagenborg et Gwladys Fouche; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)