** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

lundi 7 mars 2016 07h55
 

PARIS, 7 mars (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse lundi à l'ouverture, marquant une pause après trois semaines consécutives de hausse, et ce malgré la bonne tenue de Wall Street vendredi et de nombre de places asiatiques, portées par l'annonce de chiffres de l'emploi supérieurs aux attentes aux Etats-Unis et la poursuite de la remontée des cours des matières premières, pétrole en tête.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre jusqu'à 0,2% à l'ouverture, le Dax à Francfort 0,4% et le FTSE à Londres 0,5%.

La Bourse de Tokyo a terminé en repli de 0,6%, mettant fin à une série de quatre séances de hausse consécutives, sous le coup d'un mouvement de prises de bénéfices et de la bonne tenue du yen par rapport au dollar, évolution qui pèse sur les nombreuses valeurs exportatrices de la cote.

Mais l'indice regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique avançait de 0,45%, évoluant à un niveau pic de deux mois. Il a désormais effacé quelque 80% de ses pertes accusées depuis le début de l'année.

Les marchés actions chinois sont en légère hausse peu avant leur clôture, réagissant positivement aux annonces faites au cours du week-end par le Premier ministre Li Keqianq, disant que le pays visait une croissance d'au moins 6,5% sur les cinq prochaines années et qu'il concentrerait ses efforts sur la création de nouveaux emplois et la restructuration de son industrie.

Vendredi, Wall Street a enchaîné une quatrième session de progression d'affilée après que le nombre de créations d'emplois du mois de février s'est révélé superieur aux attentes, une statistique qui a achevé d'éloigner les craintes d'une récession de la première économie mondiale.

Celle-ci a créé 242.000 emplois non-agricoles en février selon les chiffres du département du Travail, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un chiffre de 190.000, et le taux de chômage, à 4,9%, est resté à son plus bas niveau depuis huit ans.

En revanche, après sa forte hausse du mois de janvier, le salaire horaire moyen a accusé une baisse surprise de 0,1% en février aux Etats-Unis, une donnée qui devrait, selon les analystes financiers, inciter la Réserve fédérale à temporiser dans son cycle de hausse des taux.

Les futures sur taux d'intérêt américains n'intègrent plus qu'une seule hausse d'ici la fin de l'année et excluent quasiment toute chance de voir un resserrement intervenir lors de la réunion monétaire de ce mois-ci.   Suite...