Williams (Fed) redit vouloir une hausse de taux en 2015

mardi 29 septembre 2015 00h00
 

LOS ANGELES, 28 septembre (Reuters) - John Williams, le président la Réserve fédérale de San Francisco, a réaffirmé lundi sa préférence pour une hausse de taux "à un moment donné plus tard dans l'année", en expliquant que les Etats-Unis étaient proches du plein emploi et que la hausse rapide des prix immobiliers pourrait traduire un optimisme exagéré sur les perspectives économiques.

"Je ne crois pas que nous soyons déjà à un point d'inflexion mais j'étudie le chemin sur lequel nous avançons et je guette d'éventuels nids de poule", a-t-il dit dans un discours à l'UCLA Anderson School of Management.

"Je commence à voir apparaître des signes de déséquilibre, sous la forme de prix élevés des actifs, notamment dans l'immobilier, et cela sollicite le système d'alarme."

Tout en soutenant la décision prise il y a dix jours par la Fed de ne pas modifier sa politique monétaire, John Williams a laissé entendre que l'attente le rendait de plus en plus nerveux.

Le comité de politique monétaire de la Fed se réunira à deux reprises d'ici la fin de l'année, fin octobre et mi-décembre,.

"Face à une économie sous haute pression, avec des niveaux d'activité économique à un niveau insoutenable sur une longue période, les gens peuvent prendre des décisions sur la base d'un optimisme excessif plutôt que sur des bases économiques saines", a-t-il averti.

"L'une des leçons que j'ai tirées des épisodes passés, c'est qu'une fois que les déséquilibres sont devenus importants, les options pour les traiter sont limitées."

Il a précisé prévoir une croissance de 2,25% en rythme annualisé au second semestre de cette année et de plus de 2% l'an dernier, et ajouté s'attendre à ce que le taux de chômage tombe sous 5% d'ici la fin de l'année et reste à ce niveau en 2016.

Il a également expliqué que l'inflation, contenue pour l'instant par la vigueur du dollar et la baisse des prix du pétrole, remonte vers l'objectif de 2% de la Fed d'ici deux ans.

"Etant donné les progrès que nous avons réalisés et continuons de réaliser sur nos objectifs, je considère que la prochaine étape appropriée consiste à relever progressivement les taux d'intérêt, plus probablement en commençant plus tard cette année", a-t-il conclu.

(Marc Angrand pour le service français)