LEAD 1-Le scandale Volkswagen, "partie émergée de l'iceberg"-T&E

lundi 28 septembre 2015 13h19
 

(Actualisé avec réaction PSA)

par Barbara Lewis

BRUXELLES, 28 septembre (Reuters) - Les nouveaux modèles de voitures des constructeurs automobiles européens rejettent en moyenne 40% de plus de CO2 que ne le montrent les tests en laboratoire, affirme lundi une organisation environnementale, en jugeant que le scandale Volkswagen n'est que "la partie émergée de l'iceberg".

Premier constructeur européen, Volkswagen a reconnu avoir équipé 11 millions de ses véhicules d'un logiciel permettant de dissimuler le véritable niveau d'émissions polluantes de ses moteurs diesel.

Ce scandale ébranle l'ensemble du secteur automobile européen, dont l'indice perdait encore plus de 3% lundi sur les marchés boursiers en Europe.

L'ONG Transport & Environment (T&E), influente auprès de la Commission européenne, souligne que ses propres études ne prouvent pas l'utilisation de tels logiciels de dissimulation de la part des autres constructeurs.

Elle relève toutefois que l'écart entre les émissions de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre, et d'oxydes d'azote (NOx) mesurées lors des tests en laboratoire et celles constatées lors d'une utilisation sur route s'est accru dans de telles proportions qu'une enquête plus approfondie est nécessaire sur les pratiques des constructeurs.

Son étude conclut que certains modèles de Mercedes , BMW et PSA Peugeot Citroën consomment environ 50% de plus de carburant que ne l'affirment les constructeurs. Par ricochet, les émissions polluantes sont donc nécessairement aussi plus élevées.

Aux yeux de cette ONG, la différence constatée de consommation de carburant est trop importante pour pouvoir être uniquement expliquée par les pratiques tolérées de longue date lors des tests en laboratoire, comme le fait de calfeutrer les portes afin de réduire la résistance à l'air ou de rouler sur des surfaces favorables à l'aide de pneus spéciaux.   Suite...