LEAD 1-La justice s'accorde un sursis pour décider du sort de la SNCM

vendredi 25 septembre 2015 15h29
 

* Deux offres recommandées par les administrateurs judiciaires

* Baja-STEF, qui était favori, reverra sa copie (Actualisé avec réaction syndicale)

MARSEILLE, 25 septembre (Reuters) - Le tribunal de commerce de Marseille a renvoyé vendredi au 14 octobre l'audience qui doit lui permettre d'examiner les offres de reprise pour la compagnie maritime SNCM placée en redressement judiciaire en novembre dernier.

L'audience a été renvoyée à la demande du ministère public qui a estimé le délai trop court pour prendre connaissance des quatre offres déposées mardi auprès des administrateurs judiciaires mandatés par le tribunal.

Ces offres émanent de l'alliance créée entre Baja Ferries et STEF, du transporteur corse Patrick Rocca, du consortium d'entreprises Corsica Maritima et de la société d'investissement Med Partner de Christian Garin.

"Dans ce dossier très complexe, certains points de pur droit peuvent demander une étude approfondie. Cela ne nous inquiète pas, notre offre est verrouillée et sécurisée, tant sur le fond que sur le plan financier", a dit à Reuters le porte parole de Corsica Maritima, François Padrona.

L'offre du consortium corse, qui revendique une centaine d'entreprises insulaires et 60% du trafic de fret entre la Corse et le continent, a été recommandée par les administrateurs judiciaires, comme celle de Patrick Rocca, dans un rapport qui doit servir de base aux débats du tribunal.

Ces derniers prônent en revanche le rejet des offres de Baja Ferries, en liaison avec le groupe STEF, pourtant donnée favorité jusqu'à récemment, et de la société Med Partners portée par l'ancien président du port de Marseille.

La première présenterait des "difficultés judiciaires majeures" tandis qu'ils qualifient de "totalement obscurs" les partenariats industriels sur lesquels dit s'appuyer Garin.   Suite...