LEAD 1-ENCADRE-BPCE-La relaxe de Pérol enterre la guerre de succession

jeudi 24 septembre 2015 18h08
 

(Actualisé avec appel du parquet et correction sur la fin du mandat de François Pérol, en mai 2017 et non en 2016)

par Julien Ponthus

PARIS, 24 septembre (Reuters) - La relaxe de François Pérol, poursuivi pour prise illégale d'intérêts, met un terme, au moins temporaire, à la guerre de succession qui s'était engagée dans les coulisses du groupe mutualiste BPCE pour remplacer le président du directoire en cas de condamnation.

L'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy était soupçonné d'avoir pris la tête de BPCE, maison mère de la banque Natixis, après avoir été associé "de manière étroite" aux négociations menant au rapprochement des Banques populaires et des Caisses d'épargne.

"Cela clôt cet épisode, cela va faire beaucoup de frustrés", estime Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit.

Le procureur national financier a fait appel jeudi de cette décision, ce qui pourrait se traduire par un nouveau procès en 2016, alors que la fin du mandat de François Pérol intervient en mai 2017.

La perspective d'un départ du patron du groupe, étranger aux rivalités historiques entre les dirigeants des Caisses d'épargne et ceux des Banques populaires, avait déclenché une lutte d'influence, principalement autour de deux candidats, qui ne se sont par ailleurs jamais officiellement déclarés.

Olivier Klein, directeur général de Bred Banque Populaire, était le plus cité pour reprendre les rênes d'un groupe né en 2009 en pleine crise financière pour sauver, avec l'aide de l'Etat, la banque d'affaires Natixis de la faillite.

Certains dirigeants de BPCE espéraient qu'à travers la personne d'Olivier Klein les mutualistes pourraient retrouver une part du contrôle qui leur avait échappé lors de l'arrivée de François Pérol à la tête du groupe.   Suite...