Une étude sur les filtres diesel lancée en Italie

jeudi 24 septembre 2015 15h43
 

ROME, 24 septembre (Reuters) - Le ministère italien de la Santé a annoncé jeudi avoir commandé une étude sur les risques sanitaires potentiels associés aux principaux filtres équipant des véhicules diesel à travers l'Union européenne.

Les interrogations sur les effets de ces filtres équipant depuis 2008 les véhicules fabriqués par différents constructeurs ont été soulevées par un procureur italien et sont antérieures au scandale de la falsification présumée de tests d'émissions de polluants par Volkswagen.

Dans une lettre adressée en juillet aux ministères de la Santé, des Transports et de l'Environnement dont Reuters a pu consulter une copie, le procureur général de Rome souligne que certains experts affirment que les filtres en question accentuent les risques sanitaires associés aux particules émises par les véhicules diesel plutôt que de les réduire et constituent donc un "grand danger".

Dans ce courrier dénonçant l'absence d'études sur l'impact sanitaire et environnemental de ces filtres, Giuseppe Pignatone indique que ces dispositifs contribuent à réduire la taille des particules émises par les véhicules, facilitant par conséquent leur absorption par l'organisme.

Le scandale lié à la falsification présumée par Volkswagen de tests d'émissions de polluants aux Etats-Unis a remis au premier plan le débat sur le diesel.

La Commission européenne a appelé jeudi tous ses pays membres à ouvrir des enquêtes à ce sujet et le ministre des Transports allemand a déclaré que des manipulations comparables avaient eu lieu en Europe.

La filiale italienne du groupe de Volkswagen a fait savoir jeudi aux autorités locales qu'elle vérifiait si les véhicules commercialisés dans le pays étaient équipés du logiciel ayant permis de fausser les tests anti-pollution aux Etats-Unis. (Massimiliano Di Giorgio; Myriam Rivet pour le service français, édité par Véronique Tison)