L'Avastin sera bien remboursé dans le traitement de la DMLA

lundi 21 septembre 2015 15h30
 

PARIS, 21 septembre (Reuters) - Le juge des référés du Conseil d'Etat a refusé lundi de suspendre le remboursement de l'Avastin dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) comme le demandait son fabriquant, le laboratoire suisse Roche.

Le ministère des Affaires sociales avait annoncé en août que l'Avastin serait remboursé dès le 1er septembre afin de réaliser d'importantes économies "dans le respect de la sécurité des patients".

La DMLA est actuellement traitée avec un médicament plus cher, le Lucentis du laboratoire Novartis, qui était le seul jusqu'ici à avoir l'autorisation de mise sur le marché.

L'Avastin, un anticancéreux, est également efficace dans la DMLA et l'Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) a délivré en juin une autorisation spécifique au produit pour le traitement de cette maladie dans un cadre hospitalier.

Mais Roche s'était opposé à ce que l'Avastin soit prescrit en ophtalmologie et avait introduit un référé-suspension devant le Conseil d'Etat. Dans un communiqué diffusé en juin, il faisait valoir que cela ferait porter sur lui la responsabilité de la mise en place et du suivi d'un usage du médicament qu'il ne recommande pas.

Le juge des référés a estimé qu'aucune des critiques formulées par la société Roche "ne faisait sérieusement douter de la légalité de la décision concernant le médicament Avastin", indique le Conseil d'Etat dans un communiqué.

En particulier, "il a jugé que le dispositif légal français par lequel l'ANSM peut, à certaines conditions, autoriser l'utilisation d'un médicament au-delà de ce que prévoit son autorisation de mise sur le marché initiale, n'apparaissait pas contraire au droit de l'Union européenne". (Gérard Bon)