STMicro-Un syndicat parle de 1.000 postes menacés en France

lundi 21 septembre 2015 17h13
 

PARIS, 21 septembre (Reuters) - STMicroelectronics envisage de vendre sa division DPG (Digital Product Group) déficitaire ou de la fermer pour partie, ce qui se traduirait par la suppression d'un millier de postes en France, affirme lundi le syndicat CFE-CGC du groupe.

Le syndicat, reçu vendredi à l'Elysée par le conseiller social et celui de l'industrie, rend public une note qu'il a adressée au ministère de l'Economie et à la présidence de la République, dans laquelle il détaille ces deux scénarios.

STMicro n'a pu être joint dans l'immédiat pour un commentaire.

En mai, le PDG de STMicro Carlo Bozotti avait déclaré "inacceptables" les pertes de la division DPG. "Le problème doit être réglé et nous étudions les options", avait-il ajouté sans préciser si une vente était à l'étude.

Le chiffre d'environ 1.000 emplois menacés découle d'une note interne de la direction, a précisé à Reuters Jean-Marc Sovignet, coordinateur de la CFE-CGC chez STMicro.

Selon lui, trois scénarios étaient évoqués dans cette note interne pour les quelque 2.500 employés de la division DPG: une réduction des effectifs à 1.200 personnes, une réduction à 400 personnes et une à 300 personnes.

"Le seul élément chiffré était cette note, mais la direction avait parlé de purs scénarios", a pour sa part déclaré Marc Leroux, représentant du syndicat CGT, qui n'était pas présent lors de la réunion de vendredi, dont la tenue a été confirmée par l'Elysée.

Les Etats français et italien détiennent, à parts égales, 27,5% du capital de STMicro. (Joseph Sotinel, édité par Dominique Rodriguez)