RPT-Fed-Divergences internes sur les variables à privilégier

lundi 21 septembre 2015 06h00
 

(Répétition sans changement d'une dépêche transmise dimanche)

par Howard Schneider et Jonathan Spicer

NASHVILLE, Tennessee, 21 septembre (Reuters) - Les responsables de la Réserve fédérale sont loin d'avoir une vision uniforme des répercussions des problèmes de l'économie mondiale sur les Etats-Unis et leurs divergences en la matière ne faciliteront pas la tâche de la présidente Janet Yellen en un moment où elle doit prendre une décision cruciale.

Même si la décision arrêtée jeudi dernier de repousser une remontée des taux directeurs a été prise à la quasi-unanimité, une seule voix ayant fait dissonance, le président de la Fed de Saint-Louis James Bullard a évoqué une réunion très tendue.

Au terme de cette dernière, le Comité de politique monétaire (Fomc) avait jugé qu'il fallait, en préalable à toute remontée des taux d'intérêt, jauger les répercussions sur l'économie amériaine d'une demande mondiale anémiée, d'un éventuel tassement des indicateurs d'inflation et de la volatilité récente des marchés.

Bullard, qui n'a pas de droit de vote cette année au sein du Fomc, a dit qu'à l'exemple de son homologue Jeffrey Lacker, président de la Fed de Richmond, il aurait fait dissidence, estimant que l'institut d'émission accorde trop d'importance aux récentes fluctuations des marchés financiers.

Les marchés ont subi un coup de blues estival en raison du ralentissement de l'économie chinoise et d'une croissance mondiale sans vigueur et les responsables de la Fed en sont à se demander s'il ne s'agit là que d'une correction ponctuelle ou de signes précurseurs de problèmes fondamentaux à venir.

"Les marchés vont et viennent, parfois brutalement; la politique monétaire doit être plus stable que ça", a déclaré Bullard samedi, ajoutant qu'à son avis la Fed n'avait pas fourni de "réponse satisfaisante" à la question de savoir pourquoi les taux devaient rester proches de zéro.

L'économie est proche du plein emploi et il est pratiquement certain que l'inflation va monter; de ce fait, le maintien des taux à un niveau proche de zéro depuis près de sept ans tient de l'anachronisme économique, a poursuivi le président de la Fed de Saint-Louis.   Suite...