Les entreprises françaises partent à la reconquête de l'Iran

samedi 19 septembre 2015 12h38
 

par John Irish et Sybille de La Hamaide

PARIS, 19 septembre (Reuters) - Les représentants d'une centaine d'entreprises et deux ministres français sont attendus dimanche à Téhéran où ils espèrent poser les bases de nouvelles relations commerciales après la conclusion d'un accord international sur le nucléaire iranien.

Aux côtés de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, et Matthias Fekl, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, le Medef accompagne pas moins de 130 entreprises dont le pétrolier Total, l'avionneur Airbus ou le constructeur automobile Peugeot.

La plupart des sociétés du CAC 40 seront représentées, mais aussi de nombreuses PME de l'agriculture, de la finance, du luxe, du secteur pharmaceutique, de la construction ou encore des transports.

Un nouveau centre d'affaires sera inauguré, mardi, par les deux ministres qui doivent, de leur côté, s'entretenir avec plusieurs membres du gouvernement iranien, des rendez-vous majeurs dans un pays où 80% de l'économie est contrôlée par la puissance publique.

L'Iran représente un marché potentiel immense de 80 millions de personnes dont de nombreux jeunes, urbains et éduqués.

Mais face à l'offensive de nombreux pays européens, comme l'Allemagne ou l'Autriche, des Etats-Unis, de la Chine ou de la Corée du Sud, la France veut rattraper son retard.

"Il faut maintenant passer à une reconquête", disait il y a huit jours Yves-Thibault de Silguy, vice-président de Medef international, chargé de conduire la délégation.

Lors des négociations qui ont abouti à l'accord sur le programme nucléaire iranien, la France avait tenu une ligne parmi les plus dures vis-à-vis de Téhéran.   Suite...