France-Les maires mobilisés contre la baisse des dotations

samedi 19 septembre 2015 10h43
 

PARIS, 19 septembre (Reuters) - Les maires de France se sont rendus samedi à la rencontre de leurs administrés et, pour certains, ont manifesté pour dire leur inquiétude face à la baisse des dotations de l'Etat qui, affirment-ils, risque de peser sur l'investissement local.

A l'appel de l'Association des maires de France (AMF), de nombreux élus ont appelé à rallier leur "appel pour les communes de France", une pétition en ligne qui, à 10h00 (08h00 GMT), avait recueilli un peu plus de 31.000 signatures.

L'AMF dénonce l'ampleur et la rapidité des efforts demandés aux communes et intercommunalités qui devraient, selon elle, voir baisser la dotation globale de fonctionnement de 15,8 milliards d'euros en cumul sur la période 2014-2017.

Cet effort entre dans le cadre du plan d'économies de 50 milliards d'euros sur la période 2015-2017 décidé par le gouvernement, auquel les collectivités locales sont appelées à contribuer à hauteur de 11 milliards d'euros.

"Nous allons devant la population pour dire que c'est trop et trop vite", a résumé le président Les Républicains de l'AMF, François Baroin, samedi sur iTELE.

"Trop et trop vite, ça aura des conséquences bien sûr sur les services publics, ça aura des conséquences sur les impôts mais ça aura des conséquences sur les investissements publics, donc sur la croissance française", a-t-il ajouté.

"C'est vraiment un cri d'alarme que nous lançons aujourd'hui", a conclu le maire de Troyes (Aube), rappelant que le "bloc communal" comptait pour 60% de l'investissement public. Selon une étude commandée par l'AMF, l'investissement pourrait baisser de 30% sur la période 2014-2017.

D'autres se montrent un peu plus souple et, sans contester le niveau d'effort, demandent du temps.

"Ce qui pose problème aujourd'hui c'est la rapidité avec laquelle il faut le faire et donc la revendication qui est la mienne c'est d'avoir un meilleur étalement dans le temps de ces nécessaires économies, et ça, le compte n'y est pas aujourd'hui", a dit le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, sur France Inter.   Suite...