Un consortium chinois s'associe avec un groupe US pour une ligne TGV

jeudi 17 septembre 2015 10h27
 

PEKIN/SHANGHAI, 17 septembre (Reuters) - Un consortium d'entreprises ferroviaires chinoises s'est associé avec une société américaine pour construire une ligne de chemin de fer à grande vitesse aux Etats-Unis, dernière initiative en date de Pékin pour exporter sa technologie dans ce domaine et accéder aux marchés les plus lucratifs du secteur.

China Railway International USA et la société XpressWest ont annoncé dans un communiqué commun jeudi qu'ils formaient une coentreprise dans le but d'accélérer le lancement de la ligne à grande vitesse entre les villes de Las Vegas et Los Angeles.

La Chine cherche à multiplier les contrats à l'étranger et en a récemment signé un en Russie, même si elle s'est heurtée à des problèmes administratifs au Mexique et en Indonésie.

XpressWest, une société appartenant à un promoteur d'hôtels et de casinos de Las Vegas, a obtenu le feu vert en 2011 pour la construction et la gestion d'une ligne ferroviaire à grande vitesse de 370 kilomètres, selon son site internet. Le projet dispose de 100 millions de dollars de capital de départ, ont indiqué les sociétés dans un communiqué publié lors d'un forum organisé avant la visite du Président Xi Jinping aux Etats-Unis.

China Railway International U.S.A est détenu par un consortium composé des groupes publics China Railway Group , CRRC , China State Construction Engineering Corporation et China Railway Signal & Communication Corporation.

Selon l'analyste de Guotai Junan, Gary Wong, le projet d'XpressWest représente cinq milliards de dollars (4,41 milliards d'euros) et devrait rapporter peu aux entreprises chinoises concernées mais leur donner accès au marché américain peu développé des lignes de chemin de fer à grande vitesse.

"Si cela leur ouvre le marché des Etats-Unis, les opportunités de développement pour l'avenir vont augmenter. Et si leur technologie est utilisée aux Etats-Unis, ce sera plus facile pour eux de vendre dans d'autres pays", a-t-il dit.

Les entreprises précisent qu'elles devront attendre de nouvelles autorisations des régulateurs avant de commencer les travaux, peut-être dès septembre 2016.

Les Etats-Unis, où les responsables politiques sont en désaccord depuis des années quant à l'opportunité de développer un réseau à grande vitesse dans le pays, ont pris beaucoup de retard dans ce domaine par rapport à l'Europe et l'Asie et, sur une dizaine de projets en cours, la plupart peinent à démarrer. (Brenda Goh et Megha Rajagopalan, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)