SALON-VW et Skoda lorgnent le marché iranien

mercredi 16 septembre 2015 16h20
 

par Andreas Cremer

FRANCFORT, 16 septembre (Reuters) - Volkswagen et sa filiale Skoda souhaitent pénétrer sur le marché iranien à la suite de l'accord passé par Téhéran avec les pays occidentaux sur la fin des sanctions économiques, initiative qui allègerait leur dépendance aux instables marchés chinois et brésilien et viendrait concurrencer directement les constructeurs français.

L'Iran est déjà le premier marché automobile du Moyen-Orient et les analystes pensent qu'il pourrait croître rapidement avec une population de près de 80 millions d'habitants et 1,1 million d'automobiles vendues l'an passé.

Les investissements en provenance d'Europe et d'ailleurs pourraient se déverser sur le pays dès le printemps prochain après l'accord intervenu en juillet entre Téhéran et les puissances occidentales sur le programme nucléaire iranien.

VW, affecté par une baisse de la demande au Brésil et en Chine, deux pays représentant près de 40% de ses ventes, cherche de nouveaux horizons pour assurer sa croissance.

"Il est prématuré de dire avec quel produit nous irions mais il est évident que pour nous c'est prometteur", a dit mercredi à Reuters Heinz-Jakob Neusser, directeur de la recherche-développement de VW, lors du salon de l'automobile de Francfort.

"L'Iran est un marché très intéressant avec de grandes opportunités", a poursuivi Neusser, précisant que VW aura bouclé d'ici la fin de l'année une étude du marché automobile local.

La filiale tchèque Skoda étudie aussi cette opportunité mais n'a encore rien décidé, a dit son responsable R&D Frank Welsch. "Si les conditions évoluent bien, c'est un marché où nos produits pourraient vraiment faire l'affaire", a-t-il dit à Reuters.

VW et Skoda risquent aussi, ce faisant, de se retrouver en concurrence avec l'ex-leader du marché PSA Peugeot Citroën et son concurrent Renault, eux-mêmes à l'affût. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)