SALON-PSA-Tavares veut un climat apaisé pour le futur contrat social

mardi 15 septembre 2015 14h36
 

FRANCFORT (Allemagne), 15 septembre (Reuters) - Carlos Tavares, président du directoire de PSA Peugeot Citroën , veut croire que les négociations sur le futur contrat social qui pourrait prendre la relève de l'accord conclu fin 2013 se dérouleront dans un climat apaisé malgré les craintes actuelles de certains syndicats.

Plusieurs organisations syndicales du groupe automobile s'inquiètent des derniers projets d'externalisation d'activités du constructeur, des perspectives pour la production interne de boîtes de vitesse ou encore de l'accord signé avec Manpower prévoyant 300 CDI intérimaires sur plusieurs sites de PSA.

"Dans la foulée de ce nouveau contrat social, nous sommes évidemment ouverts, disponibles et tout à fait positifs pour qu'on en établisse un autre derrière", a déclaré Carlos Tavares, président du directoire de PSA, aux journées presse du 66e salon de l'automobile de Francfort.

"Il est évident que si on venait à le faire avec nos partenaires, on le ferait dans un contexte qui n'est pas le même contexte d'urgence, de gravité. (Il) s'inscrira dans un environnement qui sera un peu plus apaisé, un peu plus serein, ou il faudra qu'on se projette relativement loin pour définir ce qui représente l'intérêt stratégique long terme de l'entreprise, donc de ses salariés."

En échange de concessions, notamment sur les salaires et l'organisation du travail, PSA s'est engagé, dans le cadre de l'accord de compétitivité conclu pour la période 2014-2016, à augmenter sa production en France et à ne fermer aucun site dans l'Hexagone après la fermeture, fin 2013, de son usine d'Aulnay-sous-Bois.

Carlos Tavares a laissé entendre que ce dernier engagement serait probablement aussi au coeur de l'accord qui pourrait suivre en 2017. "A partir du moment ou nous sommes particulièrement compétitifs, tout est possible, la fermeture des usines n'est pas une fin en soi, et certainement pas notre intention", a-t-il dit. "Ces choses-là arrivent lorsqu'on ne se préoccupe pas de l'avenir."

Le président du directoire de PSA estime que la France a les moyens d'être aussi compétitive, voire davantage, que ses voisins européens sur le plan industriel.

"Nous avons les moyens d'y arriver, nous avons la vision, simplement il ne faut pas que nous soyons complaisants avec nous-mêmes", a indiqué Carlos Tavares. "Il ne faut pas qu'une fois qu'on a fait 30 ou 50% du chemin, on se dise: ça y est, c'est bon, on en a fait assez, on va marquer une pause. Nous sommes dans un univers hyper concurrentiel." (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)