Le Japon veut évoquer l'économie chinoise au G20 à Ankara

mardi 1 septembre 2015 10h59
 

TOKYO, 1er septembre (Reuters) - Le ministre des Finances japonais Taro Aso a déclaré mardi qu'il serait judicieux d'évoquer la situation de l'économie chinoise lors de la réunion des grands argentiers du Groupe des Vingt (G20) en fin de semaine à Ankara, en Turquie.

Taro Aso, qui a tenu ces propos devant la presse à l'issue d'un conseil des ministres, n'a pas précisé exactement ce qu'il comptait évoquer lors de la réunion des ministres des Finances et les banquiers centraux des pays membres du G20 dans la capitale turque vendredi et samedi.

"Plutôt que d'évoluer au gré des mouvements superficiels des marchés, je pense qu'il est important de déterminer les problèmes structurels de la Chine qui les sous-tendent", a déclaré Taro Aso.

"Je pense qu'il serait profitable de tenir un débat franc au G20 sur ce qui arrive à l'économie chinoise".

Il a également rappelé que des hauts responsables chinois avaient indiqué cette année que Pékin comptait s'attaquer aux réformes structurelles lorsque la Chine assurera la présidence du G20 l'année prochaine.

Même si le Japon est le premier partenaire commercial de la Chine, Taro Aso estime que l'économie nippone ne devrait pas subir de choc immédiat en réaction au ralentissement chinois.

En revanche la probabilité que l'Europe soit davantage affectée "devient extrêmement importante", a-t-il indiqué.

Le tassement de l'économie chinoise survient en effet alors que l'archipel voit son économie s'améliorer régulièrement, la progression des bénéfices des entreprises alimentant une hausse des dépenses d'investissements et des salaires, a expliqué Taro Aso.

Les marchés chinois ont perdu près de 40% de leur valeur depuis leur pic de mi-juin, malgré les mesures de soutien sans précédent mises en oeuvre par les autorités pour tenter de rassurer des investisseurs préoccupés par le ralentissement de la deuxième économie mondiale.   Suite...