LEAD 1-Myferrylink-Un accord signé, 402 emplois préservés - ministère

lundi 31 août 2015 20h16
 

(Ajoute détails, contexte)

PARIS, 31 août (Reuters) - Un protocole d'accord de sortie de crise dans le dossier Myferrylink a été signé lundi par les ex-salariés de la Scop SeaFrance, Eurotunnel et le groupe danois DFDS, qui doit permettre de sauver 402 emplois, annonce le ministère des Transports.

"Pour les 487 salariés concernés, cet accord prévoit la création de 402 emplois par Eurotunnel et DFDS, ainsi que le versement d'une indemnité transactionnelle pour les salariés sans emploi au 1er janvier 2016", dit le ministère dans un communiqué.

Ni la nature des emplois, pérennes ou non, ni la répartition entre Eurotunnel et DFDS n'ont été dévoilés.

Les marins de la Scop SeaFrance ont multiplié les actions coups de poing dans le port de Calais depuis l'annonce début juin de la vente par Eurotunnel de deux navires assurant la liaison trans-Manche sous l'enseigne Myferrylink au danois DFDS.

Lors d'une présentation d'un projet d'accord en juillet, le gouvernement avait proposé la création d'une nouvelle Scop qui exploiterait le troisième navire toujours détenu par Eurotunnel, le Nord-Pas-de-Calais, et reprendrait 150 salariés.

DFDS, qui opère désormais les navires Rodin et Berlioz, devait alors s'engager à reprendre 230 salariés, portant le total d'emplois préservés à 380 sur 487. Le projet avait ensuite été amendé pour être à nouveau examiné par les trois parties.

Selon le ministère, le protocole d'accord permet "de dégager les moyens nécessaires pour le paiement par le liquidateur (de la Scop SeaFrance) des salaires du mois d'août".

Les navires de transports de passagers "Rodin" et "Berlioz "doivent par ailleurs être "restitués" mercredi matin à DFDS, précise le communiqué.

Eurotunnel, opérateur du tunnel sous la Manche, avait dit avoir vendu à contrecoeur les deux navires en raison d'une décision adverse de la justice britannique. Les marins souhaitaient, eux, pouvoir exploiter les navires en créant une nouvelle société.

Durant l'été, ils ont bloqué à plusieurs reprises le port de Calais et le tunnel sous la Manche. (Gregory Blachier)