Fischer (Fed) croit à un rebond de l'inflation, pour relever les taux

lundi 31 août 2015 06h00
 

(Répétition sans changement d'une dépêche publiée dimanche)

par Jonathan Spicer et Howard Schneider

JACKSON HOLE, Wyoming, 30 août (Reuters) - L'inflation aux Etats-Unis devrait rebondir grâce à la baisse de la pression exercée par le dollar, ce qui devrait permettre à la Réserve fédérale de relever progressivement ses taux d'intérêt, a déclaré samedi le vice-président de la Fed, dans un discours où il s'est soigneusement efforcé de ne pas manifester trop d'inquiétudes face au ralentissement de la croissance chinoise.

Stanley Fischer est resté prudent concernant le calendrier de relèvement des taux et notamment sur l'opportunité de le faire dès la prochaine réunion de la Fed des 16 et 17 septembre. Mais il a noté que la pression baissière sur les prix exercée par la hausse du dollar, la chute des cours du pétrole et l'existence de réserves de main-d'oeuvre diminuait.

"Compte tenu de l'apparente stabilité des anticipations d'inflation, il y a de bonnes raisons de croire que l'inflation s'orientera à la hausse au fur et à mesure que les forces qui freinent l'inflation continuent à se dissiper", a-t-il dit au symposium économique de Jackson Hole auquel participent de nombreux responsables de banques centrales du monde entier.

"Avec une inflation faible, nous pouvons probablement retirer les mesures accommodantes à un rythme progressif", a-t-il ajouté. "Néanmoins, parce la politique monétaire impacte l'activité réelle avec un retard considérable, nous ne devrions pas attendre que l'inflation soit revenue au niveau de 2% pour entamer un resserrement (de cette politique)."

Les banques centrales et les gouvernements sont suspendus à la décision de la Fed sur les taux, qui pourrait peser sur les autres devises et affaiblir davantage les marchés émergents, déjà sérieusement déstabilisés la semaine dernière par les inquiétudes concernant l'état de l'économie chinoise.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney, qui s'est exprimé samedi à Jackson Hole aux côtés du vice-président de la Fed, a fait preuve du même optimisme prudent.

Tout en reconnaissant que le ralentissement de la croissance en Chine pourrait continuer à peser sur les prix et sur l'appétit pour le risque sur les marchés internationaux, il a affirmé que ce ralentissement n'avait pas d'influence, pour le moment, sur la position de la BoE en matière de taux.   Suite...