Syriza appliquera l'accord de Bruxelles mais reste offensif

dimanche 30 août 2015 16h48
 

ATHENES, 30 août (Reuters) - Le parti Syriza de l'ancien Premier ministre grec Alexis Tsipras appliquera les réformes imposées par l'accord conclu en juillet à Bruxelles avec les créanciers européens de la Grèce mais entend bien poursuivre les discussions sur certains points encore en suspens.

La formation de la gauche radicale a présenté dimanche à Athènes son programme pour les élections législatives anticipées du 20 septembre.

En cas de victoire, "le gouvernement de Syriza respectera les engagements pris mais il est déterminé à trouver les moyens de compenser et de réduire l'impact négatif des mesures imposées, ainsi qu'à négocier pied à pied les questions de l'accord qui restent ouvertes", souligne ce programme.

Syriza réaffirme dans ce document sa volonté de combattre la corruption et la fraude fiscale, de réformer l'Etat et les services publics.

L'avance de Syriza continue de se réduire dans les sondages à trois semaines des élections.

L'écart entre Syriza et Nouvelle Démocratie (ND, conservateur), qui avait culminé à 15 points en mai, n'est plus que de 1,8 point (24,6% contre 22,8%), selon un sondage MRB réalisé pour l'hebdomadaire Agora publié samedi.

Selon une enquête Alco pour le journal Proto Thema de dimanche, l'écart entre Syriza et Nouvelle Démocratie s'est même réduit à 1,5 point.

Alexis Tsipras a exhorté samedi ses partisans à lui accorder un nouveau mandat afin qu'il puisse achever la transformation politique du pays.

"Nous avons contre nous le vieux système politique qui a conduit le pays à la tragédie", a-t-il dit lors d'une réunion du comité central de Syriza à Athènes. "Nous voulons démolir ce régime", a-t-il poursuivi.

"Nous ne regrettons pas de nous être battus et d'avoir finalement choisi d'éviter la catastrophe. Si certains veulent partir, ils peuvent le faire mais nous allons de l'avant et les plus grandes batailles nous attendent", a ajouté Tsipras, faisant allusion à la scission au sein de Syriza qui a conduit à la création du parti Unité populaire. (Renee Maltezou, Guy Kerivel pour le service français)