Maurel & Prom va réintégrer MPI face à la chute du pétrole

jeudi 27 août 2015 18h58
 

PARIS, 27 août (Reuters) - Le groupe pétrolier Maurel & Prom a annoncé jeudi la réintégration au sein du groupe de MPI, constitué de ses anciennes activités nigérianes scindées en 2011, pour faire face à la chute des cours du brut et renforcer sa position dans le mouvement de consolidation engagé dans le secteur.

Les conseils d'administration des deux sociétés ont approuvé à l'unanimité le principe d'une fusion par absorption, qui doit être approuvée par les assemblées générales de leurs actionnaires en décembre 2015 avec effet rétroactif au 1er janvier 2015, a précisé le groupe dans un communiqué.

L'opération prévoit que les actionnaires de MPI recevront une action Maurel & Prom pour deux actions MPI, une parité indicative qui tient compte du versement d'un dividende exceptionnel de 45 centimes d'euros par action MPI.

La réintégration de MPI "s'inscrit dans une logique de consolidation du secteur et permettrait au nouvel ensemble de bénéficier d'une capacité financière renforcée", ajoute Maurel & Prom, dont les actifs sont très majoritairement situés au Gabon.

L'opération doit ainsi permettre des synergies de coûts et des économies fiscales, qui, selon Maurel et Prom, auraient représenté 14,5 millions d'euros au titre de l'exercice 2014 sur une base pro forma, soit 12 millions d'euros d'économies fiscales et 2,5 millions d'euros de frais de fonctionnement correspondant aux coûts de cotation, structure et gestion de MPI.

Elle se traduira aussi par une combinaison de cash-flows "significatifs" provenant de la production au Gabon et en Tanzanie et de dividendes provenant de la société pétrolière nigériane Seplat.

Maurel et Prom subit de plein fouet comme l'ensemble du secteur pétrolier et parapétrolier la chute brutale des cours du brut ces derniers mois, mais sa taille moyenne au regard des majors pétrolières le contraint notamment à une réduction drastique de son budget d'exploration, fixé à 44 millions d'euros pour 2015 contre 118 millions en 2014.

Les spéculations sur la consolidation du secteur ont été nourries cette semaine par l'annonce du rachat par le groupe américain Schlumberger, numéro un mondial des services au secteur pétrolier, de son concurrent Cameron International pour un montant total de 14,8 milliards de dollars (12,9 milliards d'euros).

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