La France veut préserver ses intérêts à la tête d'Euronext-sces

vendredi 28 août 2015 17h00
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Leila Abboud

PARIS, 28 août (Reuters) - Le prochain remplacement de Dominique Cerutti à la tête d'Euronext donne lieu à une négociation impliquant notamment les autorités françaises, qui veulent s'assurer que leurs intérêts nationaux sont préservés, a appris Reuters de plusieurs sources proches des discussions.

Jos Dijsselhof a été nommé directeur général par intérim d'Euronext en mai après le départ de Dominique Cerutti, l'ancien directeur général et président du directoire de l'opérateur, parti pour devenir PDG d'Altran.

"Ce n'est pas forcément une question de nationalité mais de s'assurer que les intérêts français sont préservés", a déclaré à Reuters l'une des sources.

Une autre source française a souligné le poids de la France dans l'actionnariat d'Euronext. D'après des données Thomson Reuters, la Caisse de dépôts détient en particulier 6% du capital du groupe aux côtés de grandes banques françaises comme BNP Paribas (7%) et Société générale (3%).

Selon une des sources proches des discussions, la question de la nomination du successeur de Dominique Cerutti devrait avancer la semaine prochaine ou celle d'après, une autre source indiquant qu'Euronext devrait faire une annonce à ce sujet entre fin août et début septembre.

"C'est quelqu'un qui a une expérience dans le secteur financier correspondant à ce que recherche Euronext", a indiqué cette dernière source au sujet du profil retenu par Euronext.

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