TABLEAU DE BORD-Les actifs risqués s'ajustent à une croissance plus faible

lundi 31 août 2015 16h44
 

* Graphiques de la croissance mondiale: bit.ly/1NSiDPO

PARIS, 31 août (Reuters) - La publication cette semaine des indices PMI/Markit définitifs des directeurs d'achat pour le mois d'août ne devrait pas sensiblement modifier le diagnostic de la perte de dynamisme de la croissance mondiale, à laquelle se sont brutalement ajustés les marchés d'actifs risqués au cours de l'été.

La croissance mondiale risque de s'établir entre 2,0% et 2,5% cette année alors que les attentes en début d'année étaient de l'ordre de 3%, estiment les responsables des investissements d'Oddo Asset Management, une différence qui se traduit historiquement par des corrections sur les marchés d'actions de l'ordre de 20% à 25%, rappellent les responsables des investissements d'Oddo Asset Management.

L'indice MSCI World a chuté de près de 14% entre ses points haut et bas en séance de l'année, respectivement le 22 mai à 1.813,90 points et le 24 août à 1.571,07. Mais les marchés européens ont corrigé de près de 20% depuis leur plus haut d'avril et l'indice MSCI World des marchés émergents a plongé de plus de 28%.

En Chine, la dévaluation du yuan a renforcé les inquiétudes sur un ralentissement brutal de la croissance, alimentées par la contraction du secteur manufacturier. Toutefois, si le commerce extérieur et la production industrielle de la Chine pour le mois de juillet ont confirmé un ralentissement de l'activité, ils n'ont pas montré d'aggravation, pas plus que l'indice PMI manufacturier flash d'août.

Les marchés émergents connaissent plus généralement une croissance faible liée à la fin de leur cycle de crédit et une inflation qui reste soutenue. La baisse des prix des matières premières et le ralentissement chinois pénalisent fortement les pays producteurs.

Aux Etats-Unis, le marché du travail est proche du plein emploi mais la croissance reste faible et l'inflation particulièrement basse, en raison notamment du manque de dynamisme salarial.

En Europe, la croissance en zone euro a ralenti au deuxième trimestre et si les indices PMI signalent une poursuite de l'expansion, son rythme s'essouffle.

L'absence de relais de croissance se traduit par une atonie persistante du commerce mondial, qui, au lieu d'apporter un soutien fort et durable à l'activité globale comme il le faisait avant la crise financière de 2007-2008, ne parvient plus à caler la trajectoire de l'économie mondiale sur un niveau plus élevé.   Suite...