BOURSE-Citigroup prive Edenred du rebond du marché

mardi 25 août 2015 11h44
 

PARIS, 25 août (Reuters) - L'action Edenred accuse la plus forte des deux seules baisses du SBF 120 dans une Bourse de Paris pourtant en plein rebond mardi matin, le spécialiste des services prépayés aux entreprises pâtissant d'une note de Citigroup qui s'interroge notamment sur la croissance en Amérique latine.

A 11h31, le titre recule de 1,17% à 19,03 euros dans des volumes déjà pratiquement équivalents (98%) à ceux réalisés en moyenne sur une séance complète au cours des trois derniers mois sur Euronext.

Au même instant, le SBF 120 avance de 3,01% dans des volumes représentant 50% de leur moyenne journalière habituelle, dopé par les rachats à bon compte opérés sur le marché après une chute de 5,09% lundi sur fond d'inquiétudes persistantes à l'égard de la croissance économique en Chine.

Citigroup a abaissé sa recommandation sur Edenred d'"acheter" à "vendre" et ramené son objectif de cours sur le titre de 25 à 15 euros.

"Nous nous interrogeons maintenant sur 1) la qualité de la croissance en Amérique latine, à cause de la chute du real (brésilien, NDLR) et la faiblesse de l'emploi déclaré; et 2) l'importance de l'opportunité des cartes-essence, en particulier au regard de la faiblesse des prix du pétrole", souligne dans sa note Citigroup.

En 2014, Edenred a réalisé pratiquement la moitié (46%) de son chiffre d'affaires en Amérique latine et a annoncé l'acquisition d'une participation de 34% dans la société Union Tank Eckstein (UTA) spécialisée dans les cartes-essence pour les flottes de véhicules lourds.

"Nous décelons également des risques sur le bilan et le dividende compte tenu de la nomination imminente d'un nouveau PDG", relève également Citigroup.

Fin juillet, Edenred a indiqué qu'il annoncerait seulement en septembre le nom du futur PDG, en remplacement de Jacques Stern qui a quitté le groupe le 31 juillet pour diriger le leader mondial de la gestion de remboursement de TVA, la société suisse Global Blue.

(Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)