LEAD 1-La Chine entraîne la Bourse de Tokyo vers le bas

lundi 24 août 2015 02h32
 

par Shinichi Saoshiro

TOKYO, 24 août (Reuters) - La Bourse de Tokyo a ouvert lundi en baisse de 1,86% et accentué son recul dans les premiers échanges dans un marché toujours entraîné vers le bas par le ralentissement économique de la Chine.

A son niveau le plus bas en près de cinq mois, l'indice Nikkei cédait 2,26% après une demi-heure de cotation, passant sous la barre des 19.000 points à 18.998,80 points.

Le Topix, plus large, a cédé encore plus de terrain, reculant de 2,93% à 1.526,84 points.

Les ratés de la croissance chinoise, les turbulences sur ses places financières et la dévaluation du yuan il y a près de deux semaines perturbent les marchés à travers le monde.

"La Chine pourrait être contrainte de dévaluer encore le yuan si son économie fléchit, et les marchés actions doivent gérer la perspective d'un yuan plus faible amplifiant l'impact négatif d'une économie chinoise léthargique", commente Eiji Kinouchi, analyste chez Daiwa Securities à Tokyo.

Vendredi, la peur d'une contagion à l'échelle mondiale du ralentissement de la deuxième puissance économique de la planète avait déjà fait vivre à Wall Street sa pire séance depuis près de quatre ans, les trois indices de référence perdant plus de 3%. (voir )

Cette semaine encore, les investisseurs vont surveiller de près la Chine dans l'attente de mesures de stimulation de la part de Pékin afin de freiner le ralentissement de la deuxième économie du monde. (voir )

Mais d'autres facteurs pèsent sur les marchés financiers.

"Au premier abord, il serait aisé de désigner du doigt le ralentissement de la croissance de la Chine, la chute des prix du pétrole et la guerre des devises sur les marchés émergents comme les raisons du vif recul mondial des marchés actions cet été", écrit Sean Darby, chef stratégiste de Jeffries pour les marchés d'action, dans une note.

"Cependant, un mélange de forces désinflationnistes et déflationnistes, un resserrement des conditions monétaires mondiales et une détérioration des bénéfices sur les marchés émergents sont des facteurs encore plus puissants", ajoute-t-il. (avec David Randall à New York; Patrick Vignal et Henri-Pierre André pour le service français)