Afflux de réfugiés à la frontière entre la Grèce et la Macédoine

samedi 22 août 2015 10h03
 

par Fatos Bytyci et Yannis Behrakis

GEVGELIJA, Macédoine/IDOMENI, Grèce, 22 août (Reuters) - P lusieurs milliers de réfugiés et demandeurs d'asile ont passé la nuit de vendredi à samedi dans le "no man's land" établi à la frontière entre la Grèce et la Macédoine qui n'accepte qu'au compte-gouttes les entrées sur son territoire.

Retranchés derrière des barbelés, les policiers macédoniens déployés le long de la frontière depuis jeudi ont imposé un filtrage des réfugiés, principalement originaires de Syrie.

Environ 600 d'entre eux ont été autorisés à franchir la frontière au cours de la nuit et à monter vers 05h00 (03h00 GMT) dans un train en gare de Gevgelija à destination de la Serbie, dernière étape avant la Hongrie et l'espace Schengen.

Au lever du soleil, de nombreux autres candidats à l'exil continuaient d'arriver à pied dans cette zone de transit.

Vendredi, les unités anti-émeutes de la police macédonienne ont effectué des tirs de gaz lacrymogène pour disperser une foule en colère qui demandait l'entrée dans le pays.

Bloquées dans cet espace inter-frontalier, des familles ont passé la nuit, sans abri, autour de feux allumés dans les champs alors que la pluie rendait leur situation encore plus inconfortable, aucun ravitaillement alimentaire n'étant assuré.

"Il fait très froid ici", a commenté Faroq Awais, un Pakistanais de 30 ans, qui attendait de monter dans le train à Gevgelija. "La nuit dernière, il pleuvait et on ne pouvait pas s'abriter. On a dormi contre les murs d'un bâtiment".

Depuis plusieurs semaines, la gare de Gevgelija est en proie à la cohue et au désordre. Plus de 2.000 réfugiés originaires du Proche-Orient, d'Afrique et d'Asie franchissent chaque jour la frontière et tentent de monter dans des trains à destination du Nord.   Suite...